|
Edition de la semaine
|
|
|
Hebdomadaire d'informations économiques sur le Sénégal et les pays de l'UEMOA
15, rue Jules Ferry - Dakar
Tel : 823 87 33
Fax : 823 55 34
lejeco@sentoo.sn
Contributions, commentaires, questions ? Cliquez ici
|
|
> ACCUEIL > A LA UNE
| |
| PERSPECTIVES |
|
|
Enseignement supérieur : l’Uemoa harmonise les droits d’inscription |
| [ 28/11/2005 ] |
| |
|
L’Uemoa vient d’adopter une directive favorisant l’égalité de traitement des étudiants ressortissants de l’Union pour les droits d’accès aux institutions publiques d’enseignement supérieur.
|
|
| |
|
Une bonne nouvelle pour les 1.017
étudiants étrangers ressortissants de l’Union économique et monétaire
ouest-africaine. Dorénavant, ils payeront les mêmes frais d’inscription que les
étudiants sénégalais pour s’inscrire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar
ou à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le conseil des ministres de
l’Uemoa vient d’adopter une directive allant dans ce sens. En effet, selon la
directive 01/2005 du 16 septembre 2005, « les étudiants ressortissants de tout
Etat membre de l’Uemoa bénéficient, sur l’ensemble du territoire de l’Union, du
droit d’accéder aux institutions publiques d’enseignement supérieur, dans des
conditions similaires à celles qui sont prévues pour les nationaux du pays
d’accueil». Ils acquittent des frais universitaires de même montant que les
nationaux.
En termes clairs, les étudiants
étrangers ressortissants de l’Uemoa payeront maintenant 5.000 francs CFA au
lieu des 150.000 francs CFA en vigueur depuis des années. Ces frais universitaires
visés couvrent l’inscription, les frais de scolarité et les frais des œuvres
universitaires. Interpellé sur ce nouveau dispositif de la Commission de
l’Uemoa, le recteur de l’Université de Dakar Abdou Salam Sall a indiqué que
l’institution qu’il dirige a été impliquée dans le processus d’élaboration de
cette décision.
Tout en se réjouissant de cette mesure
qu’il juge «défavorable» à l’Ucad, M. Sall estime que cela va entraîner un
manque à gagner de 152.550.000 francs CFA même si, précise-t-il «tous les
étudiants étrangers ressortissants de l’Uemoa ne paient pas 150.000 francs CFA,
certains bénéficient d’exonération». Mais ce qui est sûr, cette directive va
accélérer la réflexion sur l’augmentation des frais d’inscription des étudiants
sénégalais. En effet, explique le recteur «si chaque étudiant payait 25.000
francs CFA, cela nous ferait des recettes de 1.036.975.000 francs CFA». L’Ucad
comptait l’année dernière 43.764 étudiants, mais cette année il pourrait
atteindre 45.000 à 46.000.
Le recteur précise qu’il faudrait
collectivement qu’on réfléchisse à l’augmentation des droits à l’inscription à
l’Ucad. «On ne peut pas continuer à exiger autant de qualité dans
l’enseignement et continuer à cotiser 5.000 francs CFA». Selon le recteur l’orientation qui est en train
d’être discutée est de maintenir les droits à 5.000 francs mais de créer des
inscriptions pédagogiques par semestre dans les établissements. Chaque semestre
coûterait 10.000 francs CFA au début pour qu’à terme, ces droits puissent
atteindre 25.000 francs. Mais ce sera «flexibilisé» et reviendrait directement
à l’établissement. M. Sall reste convaincu que c’est avec une dynamique
concertée, interne, sans interférence gouvernementale que l’université arrivera
à augmenter progressivement les droits d’inscription et la participation des
étudiants. «Je crois que les étudiants ne sont pas contres», affirme le
recteur.
Au Sénégal, les frais d’inscription
n’ont jamais connu d’augmentation. Depuis plusieurs années, ils sont à 4.800
francs CFA pour les Sénégalais et 150.000 francs CFA pour les étrangers mais
pour des problèmes de monnaie, ils ont été portés récemment à 5.000 francs
alors que dans le reste des pays de l’Union, les frais d’inscription varient
entre 15.000 et 50.000 francs CFA pour les nationaux.
En comparaison, au Burkina Faso, les étudiants étrangers payent
entre 200.000 et 250.000 francs CFA contre 15.000 à 20.000 francs CFA pour les
nationaux selon les unités de formation et de recherche à l’Université de
Ouagadougou. A l’Université d’Abidjan Cocody, les frais d’inscription ont été
portés en 2002 à 50.000 francs contre 7.000 francs CFA auparavant. Au Togo, ils
étaient fixés à 5.000 francs CFA, mais depuis l’année dernière, ils sont passés
à 50.000 francs CFA. Au Bénin ils sont simplement à 25.000 francs CFA pour les
nationaux.
Selon la
directive de l’Uemoa, «les Etats membres de l’Union s’obligent à lever, à la
date du 31 décembre 2007, au plus tard, toutes restrictions aux principes
définis à l’article premier». Cette directive est entrée en vigueur depuis sa
signature, soit le 16 septembre 2005.
|
| |
Khoudia DIOP
(Source : LJE N° 485-486)
Article lu 2049 fois - 0 commentaire(s)
|
| |
|
|
| |
|
|
|
| |
| A lire également |
A la Une
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
| |
| haut de page |
|
|
|
Pour arrêter le défilement, posez la souris dans la zone du texte; enlevez la pour continuer... [fermer] |
|
|
|
|
|
|
Dernière mise à jour : lundi 28 novembre 2005
|
|
LJE - 15, rue Jules Ferry - Dakar
|
|
Copyright © 2005 Trade Point Sénégal
|
| |
|
|