Centre, notamment celles du Sénégal, vers les Etats-Unis.
Avec l’inauguration à Dakar du second centre pour le commerce en Afrique de
l’Ouest la semaine dernière, sur financement de l’Agence des Etats-Unis pour le
développement international (USAID), les entreprises exportatrices de cette
partie de l’Afrique disposent d’une nouvelle opportunité pour accroître leur
compétitivité. En effet, souligne l’administrateur adjoint pour l’Afrique de
l’USAID Lloyd Pierson, les centres de compétitivité sponsorisés par l’USAID
sont destinés à renforcer les capacités de l’Afrique à tirer profit des
opportunités afin que ce continent puisse concurrencer avec succès le reste du
monde.
«L’ouverture du nouveau centre de Dakar nous permettra
d’étendre nos activités de développement de la compétitivité et des capacités
au commerce à travers toute la région couverte par le programme régional de
l’USAID pour l’Afrique de l’Ouest».
Il faut dire que l’ouverture de ce centre, pour la
première en Afrique francophone, est la réalisation d’une promesse faite le
Président Georges Bush et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice aux
participants du forum sur la Loi sur la croissance et les possibilités
économiques en Afrique (Agoa) organisé en juillet dernier à Dakar.
A l’issue de la réunion, Mme Rice avait annoncé aux
participants que le gouvernement américain allait ouvrir un second centre pour
le commerce dans la région ouest-africaine. En effet, des centres ont été
ouverts dans des pays anglophones comme le Ghana, le Botswana et le Kenya.
Ces centres, révèle le chargé d’affaires de l’ambassade
des Etats-Unis, M. Robert Jackson, ont engrangé de nombreux succès dans la
réforme des politiques d’appui au commerce et à la compétitivité, la
diversification des exportations et l’accroissement du commerce africain vers
les marchés mondiaux.
Au Ghana, le centre travaille avec la Commission ghanéenne
à l’énergie atomique pour déterminer comment le traitement par radiation
pourrait être développé afin d’augmenter les exportations de produits agricoles
vers les Etats-Unis.
Au Nigeria, le centre travaille, de concert avec le
Conseil à la promotion des exportations, à l’étude du potentiel du marché
américain pour les textiles nigérians.
Quant au centre de Dakar, il est attendu qu’il serve de
porte d’accès à l’information et d’entrepôt d’expertise technique pour et sur
la compétitivité et le commerce de l’Afrique de l’Ouest. En partenariat avec le
centre d’Accra (Wath/Accra), il augmentera les opportunités de compétitivité et
de commerce afin que les régions de l’Afrique de l’Ouest et du Centre puisent
occuper une part plus grande du marché mondial.
On rappelle que le Centre couvre 21 pays que
sont entre autres : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Côte
d’Ivoire, Gabon, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Liberia,
Mali, Mauritanie, Niger, Sierra Léone, Sénégal, Tchad et Togo.
Quant au ministre du Commerce, M. Mamadou Diop, il s’est
réjoui de l’implantation de ce centre à Dakar, qui est pour lui, «la satisfaction
d’une requête du gouvernement sénégalais à l’endroit des autorités américaines
pour promouvoir les exportations dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agoa».
Cependant, il regrette que la faiblesse des exportations sénégalaises vers les
Etats Unis et l’absence de diversification malgré les opportunités qu’offrent
l’Agoa. «En 2003-2004, ces exportations se sont chiffrées à environ 2 milliards
de francs CFA et ont porté essentiellement sur les produits de la mer et les
produits artisanaux».
Aujourd’hui, rappelle ce dernier, l’ambition du
gouvernement est de renverser cette tendance avec l’appui des institutions
telles que l’USAID et la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée
dont les objectifs recoupent ceux du Projet de soutien pour une croissance
accélérée et une compétitivité accrue en cours de formulation au niveau de
l’USAID.
Tirant les leçons du Projet de promotion des exportations
sénégalaises dont l’exécution a été suspendue, le ministre du Commerce a lancé
un appel à l’USAID pour que dans la formulation de ce projet, l’accent soit mis
en entre autres, sur la nécessité de mettre en œuvre un programme ambitieux de
développement des exportations. Il a aussi souhaité que l’accent soit mis sur
l’intérêt pour ce programme de prendre en considération l’ensemble de la chaîne
de valeur en matière de développement de produits et de marchés et un
financement conséquent permettant de prendre en charge un programme de
marketing et de développement export de cinq ans au moins renouvelable.
PERSPECTIVES – Impressions
de… Impressions de… Impressions de… Pape Jean Fall, chef du Bureau de mise à
niveau
«Nous attendons énormément de chose
parce que la performance économique est un processus global, c’est un résultat.
Et à chaque étape du début jusqu’à la fin, il faut que des institutions
spécialisées puissent intervenir de manière à ce que les résultats soient
probants.
La mise à niveau intervient au niveau
de l’entreprise. Mais il y a tout un ensemble de choses qui doivent être faites
et qui sont nécessaires pour que l’entreprise puisse fonctionner dans son
contexte.
En amont il y a tout ce qui est lié aux
politiques et aux stratégies à l’environnement et en aval il y a toutes les
activités qui sont liées à la promotion pour la pénétration sur les marchés.
Nous attendons que nous puissions
développer des partenariats forts centrés sur l’entreprise pour que
l’entreprise qui met à niveau son système de reproduction puisse bénéficier de
l’ensemble des atouts qui lui permettra d’être performant sur le plan
commercial.
Donc l’activité de ce nouveau
dispositif qui vient d’être mis en place au Sénégal est tout à fait
complémentaire de l’activité du Bureau de mise à niveau.
Ce centre fait partie de nos fiches et
nous allons le vendre aux entreprises avec qui nous travaillons. Nous allons
promouvoir l’ensemble des éléments du dispositif pour que l’entreprise soit
aidée dans sa recherche d’appui au niveau de l’environnement sénégalais. »
Trois questions à… … Maïmouna Savané,
Directrice Générale de l’Agence nationale sénégalaise de promotion des
exportations (Asepex)
Qu’est-ce que l’Asepex attend de la
nouvelle plate-forme commerciale de l’Afrique de l’Ouest ?
L’Asepex va travailler en partenariat
avec ce centre que les Américains viennent de mettre en place. Nous allons
coopérer à divers niveau de manière intelligente et développer des synergies
sur l’appui qu’on va apporter aux entreprises exportatrices, que cela soit de
l’appui direct pour développer leurs produits ou pénétrer dans de nouveaux
marchés, ou pour participer à des événements commerciaux internationaux. Au
sein de l’Asepex, notre devise, c’est de dire : on développe des
contacts pour aboutir à des contrats commerciaux. C’est cela la finalité.
Quelles sont les missions de
l’Asepex ?
L’Asepex émane d’une volonté du
gouvernement du Sénégal de renforcer la présence des produits d’origine
sénégalaise sur les marchés régionaux et internationaux. Exporter, c’est un
métier, cela demande un savoir-faire, le développement d’instruments et
d’outils, le développement d’une offre exportable et la compréhension de la
demande internationale. Et cela demande aussi toute une stratégie à
l’exportation et de pénétration de ces marchés et de positionnement de nos
produits. La mission de l’Asepex est d’accompagner les entreprises
exportatrices, les entreprises ayant un potentiel à l’export mais également
d’améliorer l’environnement des exportations qui posent des problèmes
spécifiques sur lesquels nous allons prêter une attention particulière.
Est-ce que votre Agence a démarré ses
activités ?
L’Asepex
a été créé, il y a tout juste quelques mois. Nous sommes dans la phase de mise
en place. Nous ne sommes pas encore opérationnels. Nous sommes en train de
réfléchir sur la stratégie d’appui que nous allons apporter aux entreprises et
de développer tous les outils d’intervention.