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Gouvernance d’entreprise : l’Afrique se met à jour
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| [ 28/11/2005 ] |
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Le troisième forum consultatif panafricain sur la gouvernance d’entreprise a été l’occasion pour de nombreux experts du secteur privé et public d’échanger sur l’avancée de la gouvernance d’entreprise en Afrique.
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«Aujourd’hui plus qu’hier le secteur
privé joue un rôle primordial dans le développement de l’Afrique. Nos
entreprises doivent être encouragées, car elles sont à la base de la relance
économique de notre continent».
Ces propos de M. Ahmedou Ould Abdallah,
représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique de
l’Ouest (Onuao), expriment l’importance accordée aux acteurs du secteur privé
auxquels incombe, à travers une bonne gouvernance d’entreprise, la recherche de
la stabilité économique de l’Afrique. M. Ould Abdallah s’exprimait ainsi lors
du troisième forum consultatif sur la gouvernance d’entreprise organisée à
Dakar par l’Association des banques de l’Afrique de l’Ouest (Abao).
Le sujet constitue depuis peu un nouvel
axe pour la promotion de la croissance du continent.
En effet, la bonne gouvernance apparaît
comme un moyen privilégié pour les entreprises du continent d’attirer les
investissements et générer des emplois et de la richesse en vue d’un
développement à long terme de l’Afrique.
Mieux, elle assure une pérennité et une
compétitivité significative pour les entreprises avec, en fin de compte,
l’émergence du continent qui s’est longuement focalisé sur un secteur public de
plus en plus hypertrophié et bureaucratique.
Pour M. Ould Abdallah, le pacte entre
le secteur privé et le secteur public est devenu une nécessité de nos jours.
«Nous avons constaté avec désarroi qu’avec les conflits qui ont existé au Liberia,
en Sierra Leone et récemment en Côte d’Ivoire, le premier pourvoyeur d’emplois
dans nos pays demeure la guerre. Il est bon de parler du secteur privé et voir
de quelle autre manière nous pouvons offrir à nos jeunes du travail»,
souligne-t-il.
Dans les pays industrialisés, le poids
du secteur privé reste un avantage privilégié pour assurer une politique
étatique incluant à la fois l’aspect social, économique et environnemental.
Rien qu’aux Etats-Unis, les 500 premières entreprises ont réalisé un chiffre
d’affaires de 7.500 milliards de dollars en 2004, soit plus de vingt fois le
PIB en Afrique subsaharienne (environ 350 milliards de dollars).
Dès lors, il revient aux cadres
africains de revaloriser leur culture d’entreprise non à des fins philanthropiques
mais en vue de s’intéresser d’avantage au devenir des nouvelles générations qui
seront l’Afrique de demain. Et M. Boubacar Keïta, secrétaire général de l’Abao,
de dire à ce propos «qu’il est indispensable que nous forgions une conception
commune de l’Afrique dans le domaine de la bonne gouvernance pour répondre
à ces exigences».
Organisée avec le soutien
d’institutions internationales et régionales, le forum de l’Abao, qui a réuni
160 participants, leur a permis de débattre sur des thèmes précédemment identifiés
lors du deuxième forum consultatif qui s’est tenu à Nairobi en 2003. Il aura
été question en premier du statut de la gouvernance d’entreprise en Afrique
dans un contexte caractérisé par le fait que la majeure partie du financement
externe des entreprises dans la plupart des pays africains provient de prêts
bancaires et de la participation à l’investissement privé, plutôt que par le
biais des titres publics. Ce qu’a partagé le ministre d’Etat Serigne Diop, pour
qui la rencontre du secteur privé et du secteur public à travers la bonne
gouvernance d’entreprise est un sujet d’investissement global pour le
développement économique et social de l’Afrique.
La bonne gouvernance d’entreprise dans
le secteur public et le système bancaire a aussi été arborée avec pour
principal objectif de mettre l’accent sur les voies et moyens à engager pour
assister le secteur financier à atteindre des niveaux acceptables définis selon
les normes, conventions et accords internationaux.
Une
systématisation qui sera facilité grâce à la position clé du secteur bancaire
en termes d’activités d’emprunt et de son influence significative pour apporter
une économie d’entreprise responsable et appropriée. L’idée d’une position
commune autour des conclusions du forum de Davos a émergé au terme de ces
rencontres avec pour priorité le respect des lois sociales, la lutte contre la
corruption et la génération de profit au respect des normes environnementales.
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Pierre DIAM
(Source : LJE N° 485-486)
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